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L'université d'Assiout organise un atelier intitulé « Ensemble contre la maltraitance des enfants » afin de sensibiliser aux mécanismes de protection et de prévention.

Dr El-Menshawy : La protection de l'enfance est une responsabilité sociétale partagée qui exige la coopération de toutes les institutions

Dans le cadre de l'engagement de l'Université d'Assiout, sous le patronage de son président, le Dr Ahmed El-Menshawy, à sensibiliser la communauté et à renforcer les efforts de protection de l'enfance, le Centre de suivi et d'étude des problèmes de société de l'université a organisé un atelier intitulé « Protéger les enfants des violences verbales, physiques et psychologiques », sous le slogan « Ensemble contre la maltraitance des enfants ». Cet atelier s'est tenu sous la supervision du Dr Mohamed Ahmed Adawy, vice-président de l'Université chargé du service communautaire et du développement environnemental, du Dr Ali Kamal Maabad, directeur du Centre, et du Dr Asmaa Gaber Mehran, directrice adjointe du Centre.

Le Dr Ahmed El-Menshawy a souligné que la protection de l'enfance est une responsabilité sociétale partagée qui exige les efforts concertés de toutes les institutions éducatives, religieuses et communautaires. Il a souligné que la construction d'une génération consciente et psychologiquement et socialement épanouie commence par l'inculcation, dès le plus jeune âge, d'une culture du respect et de la conscience des droits et des responsabilités.

Le président de l'université a ajouté que l'Université d'Assiout s'engage à adopter et à soutenir des initiatives et des programmes de sensibilisation contribuant à informer la communauté sur les questions relatives aux enfants et à leurs droits, et à favoriser un environnement sûr et bienveillant pour leur développement psychologique et social harmonieux, garantissant ainsi leur protection et préservant leur dignité. Ceci témoigne de la volonté de l'État égyptien d'investir dans le capital humain et de former des générations conscientes, capables de contribuer à un développement durable.

L'atelier a réuni un groupe restreint de spécialistes et de représentants d'organismes œuvrant pour les questions relatives à l'enfance et à la famille, notamment : Mme Marwa Kadwani, rapporteuse du Conseil national des femmes à Assiout et députée ; Mme Reham El-Meligy, doyenne de la Faculté d'éducation de la petite enfance ; Mme Wafaa Maher, vice-doyenne de la Faculté des services communautaires et du développement environnemental ; et Cheikh Sayed Abdel Aziz, secrétaire général de la Maison égyptienne de la famille, antenne d'Assiout. Le père Amos Basta, secrétaire général adjoint de la Maison de la famille égyptienne, antenne d'Assiout ; le Dr Ali Sadiq, directeur de l'Unité générale pour la protection des droits de l'homme du gouvernorat d'Assiout ; Mme Walaa Masoud, directrice de l'Unité générale pour la protection de l'enfance à Assiout ; M. Mohamed Abdo, rapporteur du Conseil national de la population du gouvernorat d'Assiout ; M. Hisham Mohamed, directeur de la Sous-unité pour la protection de l'enfance du district ouest ; Mme Noha Milad, directrice adjointe de l'école Al-Salam Modern School (maternelle et primaire) ; le Dr Sahar Badr, assistante sociale au lycée Martyr Ahmed Fayez pour filles à Assiout ; M. Yasser Mohamed, assistant social à l'Unité de protection de l'enfance à Assiout ; Mme Rasha Zeidan ; et Mme Fatima. Deux enseignantes du lycée militaire Nasser d'Assiout ont participé à l'atelier.

Le Dr Mohamed Ahmed Adawy a souligné que l'atelier avait abordé un large éventail de sujets importants visant à renforcer la protection de l'enfance contre diverses formes de maltraitance et de harcèlement. Il a insisté sur l'importance de l'éducation préscolaire, notamment à la maternelle, ainsi que sur la nécessité de favoriser une communication positive entre les familles et les enfants et de développer des compétences en matière d'autoprotection et de gestion sécuritaire de différentes situations.

Le Dr Ali Kamal Maabad a expliqué que la mise en place d'un environnement sûr pour les enfants exigeait une sensibilisation accrue au sein des différentes institutions. Il a souligné l'importance de la mise en œuvre de politiques de prévention dans les établissements scolaires et du développement de mécanismes de surveillance, de suivi et d'intervention rapide pour traiter tout cas suspect de maltraitance ou de harcèlement.

Les participants ont également souligné l'importance de la collaboration entre les organismes et institutions de protection de l'enfance compétents, notamment le Conseil national des femmes, la Maison égyptienne de la famille et les établissements scolaires, par le biais de la mise en œuvre de programmes de sensibilisation ciblant les familles, première ligne de défense de l'enfance, et de la promotion d'une culture de prévention au sein de la société.

La Dre Asmaa Jaber Mehran a passé en revue les principales recommandations issues de l'atelier, notamment l'élargissement des programmes de sensibilisation aux droits de l'enfant et aux mécanismes de protection au sein des écoles, des familles et des médias, l'activation du système de détection précoce et d'intervention rapide dans les établissements d'enseignement et de santé, la mise en place de canaux de signalement sûrs, confidentiels et facilement accessibles pour les enfants, ainsi que la fourniture de services de soutien psychologique et social aux enfants victimes de maltraitance et un suivi continu de ces derniers, le renforcement de la coordination entre les autorités compétentes des secteurs de l'éducation, de la santé, de la protection sociale et juridique, et la création de plateformes numériques de sensibilisation destinées aux enfants et aux parents afin de diffuser une culture de la prévention et de sensibiliser la communauté aux droits de l'enfant.